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Les facettes du couple

Les facettes du couple

J'aimerais aujourd'hui vous faire partager un extrait de mon livre "Les maladies du Bien" afin de vous exposer une des multiples facettes de la notion de couple. A son évocation, nous pensons toujours en premier lieu (voire uniquement) au couple sentimental et/ou marital. Il existe pourtant d'autres formes de couple qui n'en sont pas moins  extraordinaires et emplies d'une capacité d'amour merveilleuse. Le couple du "maitre et du disciple" qui nécessite des deux parties une confiance, un respect et une dévotion sans faille, par exemple. Mais en ce jour, c'est encore d'une autre composante du couple dont j'aimerais vous entretenir au travers de ce court extrait. Celui donnant lieu à ce que l'on nomme l'amour platonique. Ces quelques lignes sont donc empreintes de ma propre expérience et d'une relation que je qualifierais "d'âmes sœurs". Celle ouvrant les possibles à une communion de pensées et une élévation spirituelle mutuelle. Toutes les formes de couples, et d'une certaine façon toute rencontre de l'Autre, peut donner lieu à une possibilité d'éveil individuel et mutuel tel que celui furtivement décrit ici. Il nous faudra bien un jour, fréquences montantes, apprendre à nous partager et nous aimer en "couple" dans chaque rencontre! Enfin, le hasard n'existant pas, nos croisements sont toujours le fruit d'une nécessité à la reconnexion de soi et du Soi. Il y a une vingtaine d'années, je faisais cette fabuleuse rencontre aussi jouissive qu'enseignante d'une femme à "l'âme sœur" ! 

 

"Il était grand temps de me transformer en antenne réceptive afin de capter les messages. Je souhaitais m'approcher des ondes, des vibrations presque inaudibles et m'en laisser pénétrer de toutes parts. Le décollage aurait pu être immédiat comme prendre des mois ou des années : une chose était certaine, envolée il y aurait ! Mon esprit s’éparpillait déjà jusqu’aux roses des sables… Voyages des plus enrichissants. Lorsque je rentrais au bercail, c’était toujours émoustillé des enseignements si légers dont je venais d’accompagner les chemins. De chaque inspiration de prière, je retenais des flots de sagesses nouvelles. Je te proposais finalement de te livrer part de mes écrits. J'étais si surpris de constater combien mes lettres frôlaient ton cœur. Cela signifiait que tu allais comprendre les effets que nos rencontres produisaient. De quelle façon l'échange de nos regards embrasait mon être ! Nos partages me transportaient dans des sphères d’une grande beauté. Tu étais devenue ma muse et je te l'avouais ! Ma pratique me poussait parfois dans mes derniers retranchements et réveillait toute la puissance du spirituel. Mes prières prenaient, d’une certaine façon, un côté permanent. L’urgence qu’elles provoquaient enjoignait à l’écriture. tu m’avais définitivement convaincu du bien-fondé de la trans-mission. On ne pouvait pas, selon toi, laisser de telles expériences blotties dans le silence de papiers cachés. Le secret de mes tiroirs devait s’ouvrir ! Cette tardive acceptation déclenchait en mon sein une débauche complète de mots. Le suc de mon être coulait à flots sur l'océan blanc de feuilles noircies aux vagues de mes phrases. Une large plage des possibles s’ouvrait sans aucun dommage « co-littoral ». Avais-tu seulement compris la source jaillissante d’inspiration que tu étais en train de devenir pour moi?

Malgré tout, je demeurais souvent insatisfait des descriptions que je livrais de nos échanges les plus intenses. J'aurais tant aimé pouvoir décrire l’incroyable intensité que transportaient ces circonstances. Et surtout les sommets vers lesquels ils nous laissaient ivres d’un bonheur simple et concret. C’était prodigieux de goûter au plaisir de ce que nous nous offrions. Christina, mon amour, tu ne serais jamais, ô grand jamais, ma femme mais Une Femme !!! Celle avec qui je pouvais si aisément distiller ma vision du monde. Toute la poésie de ton esprit faisait monter des mots. De ceux qui ne se traduisaient point mais vivaient et nourrissaient une quête. Le sens ultime dépassait continuellement, et à l’infini, celui des phrases. Je repartais de plus belle : «Je m’évapore… Et là, ne vois-tu pas passer ma folie devant ces lunes satellitaires m’éparpillant et me pulvérisant dans l'insondable des galaxies? À la source de vie, je m’abreuve. L’infinitésimale goutte de nectar qui coule dans mes veines me propulse et me transcende. Alors, plumé, dépecé, je volerai encore vers ces cieux qui mènent à l’exorde de la Création. Au commencement était le Verbe : Partager !» Tu m’entretenais finalement de ma profondeur d’âme… à quoi je répondais, trop gêné en français, d'un : «But I am just an ordinary man !» J'aimais tant te rappeler qu’en chacun de tous se lovait cette immensité. Il suffisait de l’accepter, de vouloir la faire sienne, de s’ouvrir. Essayer d’enfin ne plus demeurer effrayé de rien était une mire. «Il fallait tous s’inviter au festin des dieux» te déclarais-je.

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Au-delà des apparences, il ne demeurait aucun risque à te vouloir pour «Femme». Notre relation avait commencé dans la vérité d’une phrase venue de l’au-delà et cette histoire restait pour toujours de nulle part. Elle était née en marge de ce que nous vivions séparément dans nos vies respectives. Cette aventure avait vécu déconnectée de nos relations de couple et c’était ainsi qu’elle continuait d'être au monde. Cet exceptionnel se dirigeait comme naturellement vers un paroxysme de dons mutuels. Mélange de nos infinis… Je remerciais chaque jour des dons que nous nous faisions l’un l’autre; des partages qui nous grandissaient en nous transe-portant jusqu’au milieu de nos firmaments. Cœurs et esprits s’entremêlaient jusque dans le sillage du cortège des chariots de feu. Telles des comètes, nous nous consommions à blanc. Assis côte à côte dans ce véhicule et nos yeux se rouvraient sur ce parking désert. Il était devenu, ensemble, et comme miraculeusement, une piste de décollage pour le fond de la voie lactée. Le voyage avait débuté, ton parfum en élixir, ton effleurement en stupéfiant et ton âme en guide d’inspiration. Quelle bénédiction de pouvoir franchir d’une simple et folle foulée tous les a-priori ! Ils volaient en éclats… Éclats de supernovas. Nous avions porté un fruit sans même nous en rendre compte durant ces dernières années. Maintenant, nous demeurions en mesure de le cueillir et d’y goûter. Il donnerait une force nouvelle à l’arbre de nos parcours respectifs. Une ascension vers de nouveaux sommets nous était-elle donc promise? Cette promesse, je la connaissais sans l’avoir touchée du doigt. Pour moi, la dépeindre restait encore si problématique mais qu'importe. Avais-je nécessairement besoin de la cerner? Elle fourmillait en mon sein depuis si longtemps. J'arrivais enfin, et par bribes, à la partager. Il fallait tendre à ce que nous nous apportions et nous offrir le meilleur de nous-mêmes. Aux sceptiques de tous poils qui n’auraient vu courir dans nos veines qu’un sang vide de sens, je leur répondrai ceci : «Quand bien même cette création serait aussi dépeuplée que vous le suggérez, cela ne changerait absolument rien. Car vraiment, quoi de plus beau, quoi de plus fort que de tout ré-inventer; que de s’autoriser la noblesse des sentiments, une profondeur d’âme et de s’engouffrer au sens unique menant sans détour à la simplicité de l’Amour» ! Qui pourrait donc rester aveugle, sourd et croire au vide avec les yeux rivés sur toutes les splendeurs données? Néanmoins, s’offrait à nous tous une immense dignité dans cet univers. Celle de demeurer libre de tout nier ou de tout renier. Il restait absolument possible de ne pas embrasser la nécessité d’une force divine et d’être pourtant capable de beaux gestes."

Yan SERRE.

Pages 241 à 245 de " Les maladies du Bien".

 

 

 

 


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