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J'ai souvent manqué d'amour...

J'ai souvent manqué d'amour...

En fait, nous manquons si souvent d'amour....

Ce depuis, et surtout, notre plus tendre enfance! Il ne nous faut pas bien longtemps avant de ressentir cette fêlure, ces rendez-vous manqués à être aimés. Point besoin d'être adulte ni même adolescent pour que viennent les sentiments de rejets, d'humiliation, d’injustice, d’abandon ou même de trahison.

Ils nous montrent leurs forces aux détours de nos petits chemins quotidiens, dans le creux de nos premiers pas d'enfant!

A la naissance, vulnérable, notre croissance spirituelle dépendra souvent de la nourriture affective offerte par nos proches, Ceux-là mêmes pris dans des problématiques de désamours familiales passés:

Papa a été blessant comme son père l’était déjà, maman ne m'a pas montré son attention puisqu’elle n’en avait elle-même pas reçu, ma sœur ou mon frère m'ont fait porter le chapeau tout seul de nos bêtises infantiles pour pouvoir se faire aimer d’avantage...

Autant d'événements répétés au quotidien sans conscience qui construisent cette future carapace d'adulte renfermé, qui nous blessent si profondément, jusqu’à ce que l’on reporte ces mécanismes sur nos propres enfants. Comme ils nous sont lourds, additionnés dans le temps, nos espoirs déçus, nos attentes, nos manques, nos peines et autres rencontres d'amour manquées.... 

Nous en avons tant construit de simples masques devenus des armures quasi impénétrables!

Forces et longueurs de temps nous ont pris au piège de ces sentiments de manque d'amour. Au delà de papa et maman, frères et sœurs, c'est toute la société qui nous a montré son manque d'amour ! Copines et copains de classe, premier amour qui tombe à l'eau et où on se noie... Ajoutez à cela les exigences qui, dès l'enfance, nous sont faites: Travaille bien à l'école, ramène nous des bonnes notes, sois beau, sois fort, ne pleure pas, ne montre pas tes sentiments, ne sois pas naïf, bats toi .... La liste est sans fin et la tasse, nous l'avons tous bue!  Nous ne sommes plus élevés mais seulement éduqués pour répondre aux besoins arbitraires d’une société. Ainsi les incommensurables manques d'amour nous pleuvent dessus tels des pluies tropicales. Alors disons le haut, fort et une bonne fois pour toute : OUI, j'ai souvent manqué d'amour, OUI tout semble mal fait, OUI j'ai toutes les raisons de me victimiser...

OUI, OUI ET ENCORE OUI, j'ai trop souvent manqué d'amour.....

Et me voilà devenu «adulte» mais rien n'a changé. De mes choix, mes envies, mes désirs, mes sentiments, mes rêves, il ne reste que des manques d'amour, que je rejoue dans toutes mes relations et surtout dans mon couple via une dépendance affective totale, des enfermements, des attentes jamais satisfaites… Comment recevoir et donner correctement l’amour de l’autre quand je ne sais même pas me le donner à moi-même?  Et si le moment était venu de pardonner à tous ceux et celles qui nous ont blessés?

Et si nous nous pardonnions aussi de n’avoir pas su nous affirmer, nous aimer quand même? Nous est-il arrivé un seul instant de prendre conscience que nous focalisons sur ces coups de griffes portés à nos ego?

Car oui, si nous avons trop souvent manqué d'amour... notre seul salut est l’amour pour soi malgré tout !

Enfants, encore tributaires de nos parents, oui nous avons pu souffrir. Mais qu'en est-il de nos capacités de résilience d'adultes? N'avons-nous pas possibilité de transmuter ces énergies de peurs, de craintes ou de désamours en pardon, amour et compassion? "J'ai souvent manqué d'amour pour moi et je continue!" voilà ce que nous pourrions nous avouer intérieurement afin de, et pour la belle première fois, nous choisir! Tenter de nous désigner tel que celui qui doit apprendre à (s’)aimer plutôt que de s'amouracher du premier qui passe, d'en faire sa béquille à seule fin de ne pas encore trébucher. Sonne alors cette intuition:

"Ne demeurait-il pas indispensable de se défricher avant de vouloir cultiver le jardin d’un amour commun? Comment pouvait-on apporter du bonheur quand on était incapable d’en trouver durablement en soi?" (Les maladies du Bien. Editions Terrévada)  

La porte à l'amour de soi, au pardon de nos erreurs, mauvais mots, coups bas portés par crainte du manque, n'était-elle pas un premier pas. Celui vers la découverte fructueuse de l'amour?!

Alchimie débutée, de tous nos rouages rouillés de peurs, nous ferions des mécanismes de haute précision...

La force de l'introspection quotidienne renverserait la vapeur des abaissements passés. A apprendre à s'aimer, on se donne toute chance de pouvoir le faire en tout, pour tout et partout. A découvrir sa lumière intérieure, on gagne à la trouver chez les Autres. Mais comment l'apercevoir, la percevoir, à l'extérieur quand on ne l'a pas autorisé à s'allumer en soi? Impossibilité! "J'ai souvent manqué d'amour pour moi... Pour toi... Pour Nous ou j’ai trop donné d’amour pour les autres m’oubliant, reprochant de ne pas avoir assez reçu en retour…

Quoique je fasse ou dise, je finis toujours par être victime dans chaque situation.

Vient alors la possibilité de dépasser ce constat, de lever le voile, de laisser les portes grandes ouvertes à nos lumières intrinsèques et se dessiner celles de tout un chacun. Au parfait miroir de constructions apeurées du passé se présentent ainsi celle d'estime et de pardon d'un présent nouveau... Celui du re-nouveau. Je me pardonne.. Je te pardonne! Je m'estime... Je t'estime Je m'aime... Je t'aime... Enfin!

Donner, recevoir, libre de toutes attentes, de toutes exigences. S’aimer inconditionnellement. Comme cela semble difficile.

Il «suffit»  de faire le premier pas, le plus difficile, tant nous doutons de sa réussite, croyez-nous, ce premier pas vers soi nous ouvre les portes de l’Amour véritable, de la paix intérieure et extérieure, le chemin peut paraître long, difficile. Souvenons-nous alors de cette pensée de Thich Nhât Hanh

: «Je suis arrivé, je suis chez moi, ma destination est dans chaque pas».


Maintenant, le cercle vertueux est magiquement ouvert....

Adélaïde et Yan.

Le texte peut être partagé en précisant la source et l'auteur. Retrouvez mes livres en cliquant:  ici

Aimer couple_ conscient


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Les maladies du Bien ou la philosophie d'un ordinaire.

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